Pendant longtemps, les investisseurs ont surtout valorisé les entreprises fournissant les infrastructures de l’intelligence artificielle.
Les fabricants de puces étaient les grands gagnants.
Microsoft montre désormais que les logiciels peuvent eux aussi commencer à capter une part importante de cette valeur.
Azure, son activité cloud, a enregistré une croissance de 43 % sur un an lors de la dernière publication trimestrielle.
Mais l’évolution de Copilot est probablement encore plus importante.
L’assistant IA intégré à Microsoft 365 a dépassé 30 millions d’utilisateurs payants.
Cette adoption commence à démontrer que les entreprises acceptent réellement de payer pour des outils d’IA capables d’améliorer la productivité.
Microsoft bénéficie ici d’un avantage considérable.
Word, Excel, Outlook, Teams et Azure sont déjà utilisés quotidiennement par des millions d’entreprises.
Le groupe n’a donc pas besoin de créer un nouvel écosystème. Il peut simplement intégrer progressivement l’intelligence artificielle dans les logiciels existants.
La prochaine bataille de l’IA pourrait ainsi se déplacer.
Après les infrastructures et les puces, la valeur pourrait progressivement revenir vers les entreprises capables de monétiser directement les usages.



