Même Hermès n’échappe plus totalement au ralentissement du luxe.

Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires a progressé de 4,3 % à devises constantes.

Les analystes attendaient plus de 5 %.

Le ralentissement est significatif.

La croissance atteignait encore 6,1 % au premier semestre et près de 10 % en 2025.

Sur les neuf premiers mois de l’année, Hermès conserve néanmoins une croissance comparable de 5,5 %, à 12,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

La maroquinerie continue de résister remarquablement bien.

Cette activité, qui représente près de la moitié des ventes, affiche une croissance de 10,8 % au troisième trimestre.

La faiblesse vient davantage des vêtements et accessoires, en recul de 2 %.

L’Asie reste également sous pression.

Le groupe ne donne traditionnellement pas d’objectif annuel précis et conserve un modèle extrêmement rentable.

Mais la question boursière est désormais différente.

Lorsque la croissance ralentit, la prime de valorisation accordée à une entreprise exceptionnelle devient mécaniquement plus difficile à défendre.