La transformation engagée par Kering se heurte à une difficulté persistante : Gucci ne redémarre toujours pas.

Au troisième trimestre, les ventes de la marque ont reculé de 6 % à données comparables.

Dans le réseau directement exploité par Gucci, qui représente environ 90 % de son chiffre d’affaires, la baisse atteint même 9 %.

La situation s’est particulièrement détériorée en Chine, mais aussi au Japon et dans plusieurs autres marchés asiatiques.

Le trafic en magasin constitue actuellement l’un des principaux problèmes.

Gucci reste pourtant l’actif essentiel de Kering.

La marque représente environ 40 % du chiffre d’affaires du groupe et plus de la moitié de son bénéfice opérationnel.

La nouvelle direction a déjà engagé une rationalisation de l’organisation et plusieurs cessions afin de réduire la dette.

Mais le redressement opérationnel prendra davantage de temps.

Kering prévoit encore une amélioration de sa marge opérationnelle sur l’année, essentiellement grâce aux réductions de coûts.

Pour les investisseurs, le dossier reste donc très dépendant d’un seul indicateur : le retour de Gucci à une croissance positive.