Chez les majors pétrolières, la hausse du pétrole ne raconte qu'une partie de l'histoire.

Shell bénéficie actuellement d'un autre moteur particulièrement puissant : le raffinage.

Les capacités mondiales disponibles sont limitées alors que la demande en produits raffinés reste élevée. Cette situation améliore fortement les marges des raffineries.

Le groupe bénéficie également de ses activités de négoce de pétrole et de gaz, capables de tirer parti d'écarts importants de prix entre les différentes régions du monde.

Cette performance a permis de compenser partiellement les difficultés rencontrées sur certaines productions au Moyen-Orient.

Le groupe a parallèlement réduit son endettement. Le ratio de dette nette sur fonds propres est revenu autour de 19 %, contre 26 % en 2025.

Shell poursuit également un programme de rachats d'actions d'environ 3 milliards de dollars par trimestre et prévoit des investissements annuels compris entre 24 et 26 milliards.

La priorité stratégique est désormais clairement donnée au GNL. Shell, déjà l'un des leaders mondiaux de ce marché, vise une croissance moyenne de son activité d'environ 4 % par an jusqu'en 2030.

Le groupe réduit en parallèle certains investissements dans les renouvelables lorsque leur rentabilité est jugée insuffisante.

Shell fait donc le choix d'une allocation du capital très pragmatique : investir prioritairement dans les activités offrant les meilleurs rendements tout en redistribuant une partie importante des flux de trésorerie aux actionnaires.