Face à la hausse des carburants, Ségolène Royal défend un seuil maximal de 1,70 euro par litre d’essence. La candidate à la primaire du Parti socialiste et de Place publique propose d’agir directement sur la fiscalité, notamment par une baisse des taxes et de la TVA. Elle estime qu’un coût trop élevé du carburant fragilise les entreprises et peut alimenter un cercle économique défavorable.

La proposition se heurte potentiellement aux règles européennes encadrant la TVA et la fiscalité énergétique. L’ancienne ministre considère toutefois que ces règles peuvent être modifiées. À ce stade, l’article ne présente ni chiffrage budgétaire, ni mécanisme précis permettant de garantir durablement le seuil de 1,70 euro si les cours du pétrole continuent d’augmenter.

Le débat intervient alors que le litre de gazole pourrait atteindre 2,50 euros dans les prochaines semaines selon l’hypothèse citée. Une baisse fiscale pourrait amortir le choc pour les automobilistes et les secteurs intensifs en transport, mais elle réduirait aussi les recettes publiques. Son efficacité dépendrait donc du niveau des cours du brut, des marges de raffinage, du taux de change euro dollar et de l’ampleur exacte de la baisse de prélèvements.

Ségolène Royal inscrit cette mesure dans un programme plus large de réindustrialisation et de transition climatique. Elle affirme également qu’elle ne modifierait pas à nouveau les retraites avant d’avoir renforcé l’appareil industriel français. La primaire doit opposer sept candidats, avec des débats à partir du 23 septembre et deux tours programmés les 9 et 10 octobre puis les 16 et 17 octobre. La proposition reste donc un engagement de campagne et non une mesure arrêtée.