Jefferies a publié un troisième trimestre solide, porté par l'accélération des fusions-acquisitions, des émissions d'actions et du trading. Le bénéfice attribuable aux actionnaires s'est établi à 260,6 millions de dollars, soit 1,08 dollar par action, contre 224 millions et 1,01 dollar un an auparavant. Les résultats de la banque sont particulièrement suivis car ils donnent souvent une première indication sur la tendance de Wall Street avant les publications des grandes banques américaines.

Les revenus de banque d'investissement ont progressé de 17 % à 1,33 milliard de dollars, soutenus par un trimestre record dans le conseil. Les revenus liés aux émissions d'actions ont bondi de 69 %, dans un contexte où le volume mondial des transactions a dépassé 4 000 milliards de dollars depuis le début de l'année. Les activités de marchés de capitaux ont également progressé de 11 % à 802 millions de dollars grâce à une performance record du négoce d'actions.

Le tableau est plus contrasté dans la gestion d'actifs, où les commissions et revenus d'investissement ont reculé à 34 millions de dollars contre 84 millions un an plus tôt. La direction reste néanmoins optimiste pour la fin de 2026 et l'entrée en 2027, en mettant en avant la solidité du carnet de commandes. Pour les investisseurs, ces résultats renforcent le scénario d'un cycle favorable pour la banque d'investissement, à condition que l'activité de transactions résiste aux tensions sur les taux et à la volatilité macroéconomique.