Sur Mad Money, Jim Cramer a désigné PepsiCo (PEP) comme sa « prochaine idée » d’investissement, en expliquant que la dynamique du pétrole joue un rôle central dans son raisonnement. Il considère que la chute d’environ 3% du prix du brut cette semaine — liée à la reprise des discussions entre l’Iran et Oman sur un corridor maritime au niveau du détroit d’Ormuz — est un signe que l’inflation pourrait être en train de plafonner. Pour Cramer, l’analyse des taux et de l’inflation précède toujours le choix d’un titre.
Plutôt que de suivre les actions technologiques qui ont déjà fortement progressé, comme Nvidia ou Salesforce, Cramer privilégie une approche de valeur. Il note que Nvidia et Salesforce ont bondi après des résultats solides, ce qui rendrait l’achat aujourd’hui similaire à « courir après un mouvement déjà passé ». À l’inverse, PepsiCo présente selon lui des attributs attractifs : un rendement de dividende proche de 4% — l’un des plus élevés depuis plus de dix ans — et 54 années consécutives d’augmentation du dividende.
Cramer relève aussi que les dirigeants de PepsiCo ont indiqué que les prix élevés de l’essence pesaient sur les ventes; la détente du pétrole pourrait donc lever un frein à la consommation et améliorer la visibilité commerciale de l’entreprise. Il ajoute cependant que son signal est pour l’instant le résultat d’un screening et non une position officielle : la matérialisation d’une opportunité dépendra de l’évolution future du pétrole et des taux, notamment après le discours de Kevin Warsh à Jackson Hole.
Enfin, Cramer écarte certains secteurs comme le voyage et les loisirs (ex. Disney, Expedia) qui ont déjà amorcé un rallye lié aux dépenses discrétionnaires. Il estime également qu’une hausse des taux est peu probable en dépit du discours attendu de Warsh, le Trésor intervenant selon lui pour contenir les coûts d’emprunt à long terme.


