JPMorgan a publié un bénéfice net de 15,3 milliards de dollars au troisième trimestre, soit 5,57 dollars par action, contre 14,4 milliards et 5,07 dollars par action un an auparavant. La performance globale progresse, mais elle s’accompagne d’un ralentissement séquentiel de la banque d’investissement qui a rendu le titre volatil avant l’ouverture.
Les commissions de banque d’investissement ont augmenté de 14 % sur un an, tout en diminuant de 8 % par rapport au deuxième trimestre. Après un début d’année très actif, notamment marqué par l’introduction en Bourse de SpaceX, le marché des IPO a perdu de l’élan. JPMorgan conserve néanmoins la première place mondiale pour les revenus de banque d’investissement selon Dealogic. Les opérations reportées pourraient encore revenir au quatrième trimestre si les conditions de marché se stabilisent.
Les autres métiers ont apporté un contrepoids solide. Le chiffre d’affaires de la division Marchés a progressé de 15 % sur un an. Dans la banque de détail, le produit net d’intérêts hors activités de marché a augmenté de 6 % pour atteindre 24,7 milliards de dollars, tandis que le volume moyen des prêts a crû de 10 %.
Le directeur général Jamie Dimon souligne la vigueur persistante des investissements des entreprises et des dépenses de consommation aux États-Unis. L’action, d’abord en baisse de 2,7 % avant l’ouverture, a ensuite rebondi jusqu’à 1,6 %, signe d’une lecture partagée entre le ralentissement des opérations et la résistance du reste du groupe. Pour les investisseurs, la publication confirme la diversification du modèle de JPMorgan, mais la trajectoire du titre dépendra du retour des introductions en Bourse, de la demande de crédit et de la durabilité des revenus d’intérêts.


