Le capital de KNDS pourrait être profondément réorganisé avant toute introduction en Bourse. Selon les informations rapportées par la source, la famille allemande qui détient 50% du fabricant de matériels de défense négocie la vente de jusqu’à 40% au gouvernement allemand. Elle conserverait alors une participation de 10%.

Berlin dispose d’un droit de priorité sur les titres familiaux et aurait formulé une nouvelle offre. Les discussions se seraient ainsi détournées de Warburg Pincus, qui étudiait l’acquisition d’une participation importante avec d’éventuels co-investisseurs.

Ce scénario repousserait à court terme le projet de cotation de KNDS à Paris et Francfort. Le schéma précédemment envisagé prévoyait que l’État français conserve 40% via GIAT Industries, que l’Allemagne acquière 40% par l’intermédiaire de la banque publique KfW et que les 20% restants soient placés en Bourse dans le cadre d’une opération secondaire.

L’introduction avait déjà été suspendue au début de juillet. La valorisation constituait l’un des principaux points de blocage: les actionnaires familiaux allemands ne souhaitaient pas descendre sous 12,5 milliards d’euros, tandis que certains investisseurs situaient la valeur du groupe sous 12 milliards. La baisse de Rheinmetall, qui avait notamment perdu 19% lors de la séance du 24 juin, avait compliqué la comparaison boursière.

La nouvelle structure inverserait l’ordre des opérations. Berlin pourrait prendre 40% même sans IPO, alors que l’accord précédent conditionnait cette acquisition à la cotation. L’introduction ne serait pas nécessairement abandonnée. Le directeur général Jean-Paul Alary avait indiqué qu’une entrée en Bourse pourrait encore intervenir en 2026 si les conditions de marché le permettent.

Pour les investisseurs, l’intérêt potentiel d’une future IPO dépendra de la valorisation retenue, de la part effectivement offerte au public et de l’équilibre entre actionnaires français et allemands. Le renforcement de l’État allemand peut stabiliser le capital, mais il réduit la probabilité d’une cotation rapide et peut limiter le flottant disponible.