L’accord de licence de 20 milliards de dollars entre Nvidia et Groq fait l’objet d’une contestation judiciaire. Deux ingénieurs et actionnaires de Groq, Benjamin Serebrin et Joshua Rubin, ont déposé une plainte visant les conditions dans lesquelles l’opération a été approuvée.
Les plaignants reprochent au conseil d’administration de Groq d’avoir transféré de manière inappropriée des actifs technologiques majeurs ainsi que plusieurs ingénieurs clés. Ils estiment également que le conseil n’aurait pas recherché les meilleures conditions pour l’ensemble des actionnaires et que certains d’entre eux auraient été privés d’un vote sur la transaction. Ces affirmations sont des allégations qui devront être examinées par la justice.
Conclu en décembre 2025, l’accord accorde à Nvidia une licence non exclusive sur les technologies de Groq. Il prévoit aussi le recrutement par Nvidia de plusieurs dirigeants de Groq, dont le fondateur et directeur général Jonathan Ross. Les plaignants soutiennent que la rémunération des actionnaires restés en dehors de l’accord ne reflétait pas le potentiel futur de la technologie ni les synergies possibles avec Nvidia.
Groq conteste cette lecture. L’entreprise qualifie la plainte de sans fondement, affirme que l’accord a créé une valeur importante pour la société, ses investisseurs et ses salariés, et annonce son intention de se défendre.
Pour les investisseurs, l’enjeu central concerne la solidité juridique et la continuité de l’accord. Les informations disponibles ne précisent pas qu’une suspension, une injonction ou une annulation aurait été ordonnée. Il serait donc prématuré de considérer la transaction comme remise en cause dans les faits. La procédure peut néanmoins créer une incertitude sur la gouvernance de Groq, la répartition de la valeur et les modalités de la licence.
Les prochaines étapes judiciaires permettront de connaître les demandes précises des plaignants, le calendrier et l’éventuel impact opérationnel pour Nvidia et Groq.


