L’activité économique de la zone euro a gagné en vigueur en septembre. L’indice PMI composite définitif de S&P Global, qui couvre l’industrie et les services, s’est établi à 53,1, conformément à l’estimation préliminaire, après 52,0 en août. Ce niveau, le plus élevé depuis 41 mois, confirme que l’économie évolue en territoire d’expansion.
Les services ont également accéléré. Leur indice d’activité est ressorti à 53,0, contre 51,6 en août, atteignant un sommet de dix mois. La reprise ne repose donc plus uniquement sur l’industrie manufacturière, ce qui améliore sa diffusion sectorielle et réduit le risque d’une croissance trop concentrée.
La dynamique reste toutefois très inégale entre les pays. L’activité allemande dans les services est repartie à la hausse, tandis que la France et l’Italie ont affiché une croissance plus modeste. L’Espagne s’est distinguée avec un mois de septembre particulièrement robuste, clôturant son meilleur trimestre depuis cinq ans. Selon l’économiste cité par la source, les données sont compatibles avec une croissance trimestrielle du PIB de la zone euro d’environ 0,4% au début du quatrième trimestre.
Cette amélioration conjoncturelle s’accompagne d’un signal moins favorable sur les prix. Les enquêtes font apparaître les tensions inflationnistes les plus fortes depuis mai. L’estimation évoquée dans la source place leur rythme plus près de 4% que de l’objectif de 2% de la Banque centrale européenne. Si cette tendance se confirme dans les statistiques officielles, la BCE pourrait devoir conserver une politique monétaire restrictive plus longtemps, voire durcir davantage son orientation.
Pour les investisseurs, la combinaison d’une croissance plus solide et d’une inflation persistante peut soutenir les bénéfices des entreprises cycliques, mais aussi faire monter les rendements obligataires. La réaction des marchés dépendra donc de la capacité de l’activité à progresser sans provoquer une nouvelle dégradation durable de l’inflation.
