L’avenir de Duralex reste suspendu à la décision du tribunal de commerce d’Orléans, attendue mercredi 14 octobre. La verrerie, connue pour sa vaisselle en verre trempé, a été placée en redressement judiciaire le 1er juin, pour la cinquième fois en une vingtaine d’années. Cette nouvelle procédure intervient moins de deux ans après la reprise de l’entreprise par ses salariés sous forme coopérative.

Le tribunal a examiné deux offres industrielles parmi les trois candidatures déposées. La première émane du groupe stéphanois Carlesimo. La seconde est portée par l’entrepreneur Cédric Meston à travers sa holding Tomé. Ce dernier indique être soutenu par Xavier Niel, investisseur dans Tomé, et prévoit de mobiliser au moins 16 millions d’euros, en combinant fonds propres et financements publics liés notamment à la performance énergétique. Le niveau financier de l’offre Carlesimo serait comparable, selon une personne citée dans la matière source.

Le critère social différencie davantage les projets. Carlesimo propose de conserver 129 emplois, contre 155 pour Tomé, sur un effectif actuel d’environ 220 salariés. Duralex comptait encore 243 personnes au début de l’année avant les départs naturels et le non-renouvellement de contrats à durée déterminée. Les autorités publiques suivent étroitement le dossier, l’État et les collectivités ayant participé à la recherche de repreneurs.

La situation opérationnelle semble s’être améliorée récemment : la directrice générale Peggy Sadier affirme que la trésorerie a été multipliée par huit depuis le changement de direction du 2 avril. Cette évolution ne préjuge toutefois ni du choix du tribunal ni de la viabilité financière à long terme. En parallèle, une enquête du parquet d’Orléans se poursuit, sans précision publique sur les qualifications retenues. Des perquisitions ont été menées le 3 septembre, notamment au siège de la verrerie.