Les Bourses européennes ont terminé en hausse après les tensions récentes sur le pétrole et les obligations. Le CAC 40 a progressé de 0,40 % à 7 865,07 points, le FTSE britannique de 0,42 % et le DAX allemand de 0,82 %. L’EuroStoxx 50 a gagné 0,52 % et le Stoxx 600 0,47 %, avec le secteur de la santé parmi les soutiens de la séance.
La détente des prix du pétrole et le repli des rendements obligataires ont stabilisé le sentiment. Le mouvement intervient après une forte tension sur les dettes publiques, notamment en France, où les difficultés budgétaires avaient ravivé les inquiétudes sur la zone euro. Les investisseurs ont relativisé le risque d’une rupture, mais les écarts de taux et les finances publiques restent des sources de volatilité.
Wall Street évoluait également dans le vert à la clôture européenne. Le Dow Jones gagnait 0,66 %, le S&P 500 0,85 % et le Nasdaq 0,83 %. Ces deux derniers indices ont atteint des records en séance, soutenus par plusieurs grandes valeurs technologiques. Nvidia progressait de 1,12 % et approchait une capitalisation de 6 000 milliards de dollars.
L’optimisme repose aussi sur l’approche de la saison des résultats, avec des attentes élevées autour de l’intelligence artificielle. Ce soutien contraste avec des indicateurs économiques fragiles en Europe. Les ventes au détail de la zone euro n’ont rebondi que de 0,1 % en août, moins qu’attendu. Les commandes industrielles allemandes ont chuté de 10,6 % sur un mois et la production industrielle française a reculé de 0,3 %.
Les valeurs ont fortement divergé. Schneider Electric a perdu 4,50 % après l’annonce de l’acquisition de PTC pour 22,6 milliards de dollars. ASOS a chuté de 9,56 % sur des informations évoquant un piratage, tandis qu’Aperam a cédé 5,07 % après avoir averti que la hausse des coûts énergétiques pourrait réduire son bénéfice d’environ 20 millions d’euros par trimestre. À l’inverse, Genmab a gagné 4,42 % et Sabadell 2,56 %.
Pour les investisseurs, la baisse des taux et du pétrole offre un soulagement, mais la solidité de la hausse dépendra des résultats des entreprises. Des valorisations élevées, surtout aux États-Unis, rendent les indices sensibles au moindre écart entre les attentes et les publications.


