Les marchés européens ont terminé la semaine sur une note légèrement positive, sans effacer les tensions observées sur les obligations. Le CAC 40 a clôturé presque stable à 8 077,80 points, le DAX allemand a gagné 0,51 % et le FTSE 100 britannique 0,14 %. Le Stoxx 600 a progressé de 0,33 % vendredi et de 0,48 % sur l’ensemble de la semaine.
La baisse du pétrole pendant une partie de la séance a offert un peu de répit aux actions, mais les cours restent élevés après une forte progression mensuelle. Les investisseurs ont également suivi les informations sur les discussions entre Washington et Téhéran et la possibilité d’une réouverture du détroit d’Ormuz. Ces espoirs ont amélioré le sentiment sans faire disparaître le risque géopolitique ni les inquiétudes inflationnistes.
Le principal sujet de la semaine reste la remontée des rendements souverains à long terme, proches de sommets pluriannuels sur plusieurs marchés. Les investisseurs intègrent à la fois des politiques monétaires potentiellement plus restrictives et des préoccupations concernant les finances publiques. Aux États-Unis, la transmission est déjà visible sur le crédit immobilier, avec des taux à 30 ans autour de 7,1 % selon la dépêche.
Les données d’activité publiées cette semaine ont montré une certaine résistance des économies américaine et européenne, renforçant l’idée que les banques centrales disposent encore d’une marge pour maintenir ou durcir leur politique. La semaine prochaine, l’emploi américain ainsi que les chiffres d’inflation aux États-Unis et dans la zone euro seront particulièrement suivis. Côté valeurs, Airbus a reculé d’environ 1 %, HelloFresh de plus de 9 %, tandis qu’Evonik a bondi d’environ 7 % après l’intérêt exprimé par BASF.
