Les Bourses européennes ont clôturé en ordre dispersé lundi, avec une nette sous-performance de Paris. Le CAC 40 a cédé 0,80 % à 7 834,10 points, tandis que le DAX allemand a gagné 0,06 % et le FTSE 100 britannique 0,34 %. À l’échelle régionale, le Stoxx 600 a progressé de 0,28 % et l’EuroStoxx 50 a reculé de 0,03 %.

La France a concentré l’attention des investisseurs. Le projet de budget 2027 prévoit 43 milliards d’euros d’économies, mais Moody’s juge incertaine la capacité du Parlement à trouver un compromis. La dette publique française a par ailleurs atteint 119 % du PIB à la fin du deuxième trimestre. Cette combinaison a accru la prime de risque exigée sur les actifs français, élargi l’écart de rendement avec les obligations allemandes et fait reculer l’euro à 1,1212 dollar.

La séance a également été marquée par plusieurs mouvements de valeurs. Schneider Electric a chuté de 9,97 % après l’annonce de l’acquisition complète de PTC sur la base d’une valorisation de 22,6 milliards de dollars. Hermès a perdu 1,04 % après le démarrage de sa couverture par Goldman Sachs avec une recommandation à la vente.

Les indicateurs d’activité ont offert un tableau plus favorable. Le PMI des services français est remonté à 51,2 en septembre, contre 48,0 en août, signalant un retour en zone d’expansion. En Allemagne, l’indice des services a progressé à 52,9 après 49,7. Pour l’ensemble de la zone euro, le PMI composite s’est établi à 53,0, son rythme le plus élevé depuis près de trois ans et demi.

Pour les investisseurs, la divergence entre amélioration conjoncturelle et risque budgétaire impose une lecture sélective. Les actions françaises et l’euro peuvent rester sensibles aux négociations parlementaires et aux agences de notation, tandis que la hausse des prix de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient ajoute une pression sur les taux et les marges. À mi-séance aux États-Unis, le S&P 500 gagnait 0,50 % et le Nasdaq 0,77 %, illustrant une meilleure tenue relative des actifs américains.