Les marchés européens ont ouvert la séance de mercredi dans un équilibre précaire. Vers 7h41 GMT, le CAC 40 gagnait 0,31 % à 7 862,91 points, soutenu notamment par EssilorLuxottica. Francfort avançait de 0,05 %, tandis que Londres reculait de 0,23 %. À l’échelle régionale, l’EuroStoxx 50 progressait de 0,29 % et le Stoxx 600 de 0,15 %.

La saison des résultats fournit des catalyseurs très contrastés. EssilorLuxottica gagnait environ 11 % après un chiffre d’affaires trimestriel supérieur aux attentes, même si la croissance des lunettes connectées a ralenti. Randstad bondissait de 14 % grâce à une croissance organique meilleure que prévu. À l’inverse, Carrefour perdait plus de 12 % après avoir réduit ses objectifs annuels, en invoquant l’impact de la dégradation de la situation sociale et sécuritaire en France.

Le principal facteur macroéconomique reste cependant le marché obligataire français. Le rendement de l’OAT à dix ans progressait encore de 4,6 points de base à 4,9629 %. L’écart avec le Bund allemand à dix ans dépassait 155 points de base. Cette prime de risque élevée peut renchérir le financement des entreprises françaises, peser sur les valorisations et limiter la capacité du marché parisien à profiter pleinement des bonnes publications.

Le secteur technologique bénéficie d’un sentiment plus favorable après les résultats de SpaceX et de Super Micro Computer. Les investisseurs attendent désormais les publications de Meta et Tesla. La séance oppose donc des surprises microéconomiques positives à un risque souverain français persistant : pour les portefeuilles européens, la dispersion entre valeurs devrait rester plus importante que la direction générale des indices.