Les principales places européennes ont ouvert en baisse mercredi, effaçant une partie du rebond observé la veille. Vers 7h26 GMT, le CAC 40 perdait 0,69 % à 7 811,13 points. Le DAX reculait de 0,87 % et le FTSE 100 de 0,47 %. L’EuroStoxx 50 cédait 0,91 %, tandis que le Stoxx 600 baissait de 0,52 %.

Le principal facteur de pression vient du marché obligataire. La remontée mondiale des rendements réduit l’attrait relatif des actions et augmente le taux d’actualisation appliqué aux bénéfices futurs. Le mouvement est particulièrement visible en France : le rendement de l’OAT à dix ans progressait de plus de neuf points de base à 4,8383 %, après une baisse de plus de onze points la veille. L’écart avec le Bund allemand de même échéance remontait à 134 points de base.

Les inquiétudes budgétaires françaises restent au centre de l’attention. Le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, a estimé qu’une action restait possible à condition de voter un budget et de maintenir le déficit sous 5 %. Le projet de budget 2027 présenté par le gouvernement prévoit 43 milliards d’euros d’économies, mais son adoption demeure incertaine dans une Assemblée divisée.

Le pétrole ajoute une autre source de tension. Sa progression, dans un contexte d’escalade entre l’Arabie saoudite et les Houthis du Yémen, entretient les craintes inflationnistes. Du côté des valeurs, Forvia gagnait 4,7 % après l’annonce d’une coentreprise avec Anand Group en Inde. Porsche avançait de 3,2 % après la présentation de ses perspectives de long terme. Ces hausses montrent que les catalyseurs propres aux entreprises peuvent encore compenser temporairement un environnement macroéconomique défavorable.