Les actions européennes retrouvent des couleurs vendredi matin après une semaine dominée par la tension obligataire. Vers 9h38 à Paris, le CAC 40 gagnait 0,76 % à 7 788,61 points, tandis que le DAX progressait de 0,63 % et le FTSE 100 de 0,68 %. Le Stoxx 600 avançait de 0,71 %.
Le principal soutien vient du marché de la dette. Le rendement de l’OAT française à dix ans reculait d’environ six points de base à 4,8289 %. Cette détente offre un répit aux actions, mais le taux reste proche du pic de 4,993 % atteint la semaine précédente, son niveau le plus élevé depuis vingt-quatre ans. Les incertitudes autour du budget français pour 2027 continuent donc de peser sur la prime de risque.
La sous-performance française demeure marquée. Le CAC 40 se dirige vers une deuxième baisse hebdomadaire consécutive et perd plus de 4 % depuis le début de l’année, alors que le Stoxx 600 gagne plus de 6 %. Ce décalage traduit l’effet cumulé des tensions politiques, des taux élevés et d’une composition sectorielle moins favorable.
La légère baisse du pétrole améliore aussi le sentiment, malgré une situation toujours instable au Moyen-Orient. Les déclarations américaines évoquant une pause dans les attaques contre l’Iran jusqu’aux élections de mi-mandat apportent un apaisement ponctuel, sans supprimer le risque géopolitique.
Les télécommunications constituent l’exception négative. Leur indice sectoriel perd 2,58 % après des accords de SpaceX visant l’acquisition de licences américaines de basses fréquences. Le marché y voit une menace potentielle pour les opérateurs historiques. Deutsche Telekom chute de 6,6 %, Vodafone de 3,3 %, Telefonica de 2,9 % et Orange de 2 %. À l’inverse, Bureau Veritas progresse de 3,2 % après une recommandation favorable de Citigroup.
Pour les investisseurs, le rebond du jour dépend donc surtout d’une détente des taux. Sa durabilité nécessitera une stabilisation plus nette du marché obligataire français et une diminution des risques géopolitiques.


