Telecom Italia affirme que la vente de Sparkle, sa division de câbles sous-marins, reste en bonne voie malgré l’expiration du dernier délai prévu pour conclure l’opération. Le consortium acquéreur, conduit par le Trésor italien et comprenant l’opérateur de fibre Retelit, poursuit les discussions avec TIM et doit refaire un point d’ici au 20 novembre.
Le principal obstacle est l’obtention d’une autorisation obligatoire des autorités américaines. La finalisation, initialement prévue fin 2025, a déjà été repoussée plusieurs fois. Le prix convenu valorise Sparkle à 700 millions d’euros.
L’actif est stratégique : son réseau de câbles atteint environ 600 000 kilomètres et transporte des données entre l’Europe, la Méditerranée et les Amériques. Cette dimension explique la présence directe de l’État italien dans le consortium et la sensibilité réglementaire du dossier. Le retard ne signifie donc pas nécessairement l’abandon de la transaction, mais il maintient une incertitude sur le calendrier d’encaissement pour TIM.
La cession s’inscrit dans un programme plus large de réduction de la dette. Telecom Italia a déjà vendu son réseau fixe à un consortium dirigé par KKR, également soutenu par le Trésor italien, pour 19 milliards d’euros. Le groupe cherche ainsi à alléger un bilan fragilisé par des années de concurrence intense sur le marché italien et à recentrer ses activités.
Pour l’investisseur, l’enjeu dépasse les 700 millions d’euros de valorisation : la réalisation de l’opération confirmerait l’exécution du plan de simplification et réduirait le risque financier. À l’inverse, un nouveau report ou une exigence réglementaire défavorable retarderait le désendettement et pourrait raviver les interrogations sur la valeur des actifs restants. La participation de l’État constitue un soutien politique, sans supprimer le risque d’autorisation transfrontalière.

