L’annonce Bloomberg selon laquelle Stripe et Advent ont renoncé à acquérir PayPal a provoqué une chute immédiate du titre, qui reculait près de 18 % en séance avant-Bourse, à 50,61 $. Ce repli intervient quelques jours seulement après un sommet à 62,73 $ et suit un trimestre où l’action avait bondi de plus de 40 %, portant la capitalisation à environ 52,6 milliards de dollars.

Les attentes de rachat constituaient une part importante du rallye : Advent et Stripe avaient proposé plus de 50 milliards de dollars, une des plus grandes tentatives de rachat dans la fintech. Selon le Wall Street Journal en août, PayPal avait considéré l’offre initiale insuffisante et espérait une proposition plus élevée — demande qui s’est finalement soldée par l’absence d’accord lorsque les acquéreurs ont renoncé.

Au-delà du jeu des offres, les fondamentaux opérationnels restent inchangés. PayPal, pionnier des paiements numériques depuis la fin des années 1990, fait face à des défis technologiques et à une concurrence accrue de groupes comme Apple et Alphabet, qui ont grignoté des parts de marché. Les résultats trimestriels avaient dépassé les attentes des analystes, mais sans perspective de rachat, le marché réévalue la valorisation en l’état.

La gouvernance et la stratégie ont aussi été bousculées : l’ex-CEO Alex Chriss a été écarté plus tôt en 2026, remplacé par Enrique Lores en mars. Ce dernier a annoncé vouloir fixer des objectifs financiers précis, modifier la publication des résultats et attribuer des objectifs de revenus par ligne d’activité — des mesures qui, selon la société, porteront leurs fruits sur plusieurs trimestres plutôt qu’immédiatement.