Le patron des Entrepreneurs, Amir Reza-Tofighi, critique le manque d'ambition économique des candidats à la présidentielle et plaide pour que l'angle économique devienne central des débats. Il pointe le faible dynamisme macroéconomique du pays — la croissance n'atteignait que 0,2% au deuxième trimestre — et rattache cette faiblesse au conflit au Moyen-Orient et à la flambée des prix du carburant.
Reza-Tofighi met en garde contre une déstabilisation des finances publiques : « on est à l'aube d'une crise économique majeure si les taux d'intérêt et la dette augmentent encore ». Il dénonce la tendance des campagnes à multiplier les promesses non financées, estimant que « à force de faire croire que l'argent magique existe, on est rentrés dans une situation où tous les candidats espèrent gagner en faisant de nouvelles promesses qui ne seront pas réalistes financièrement ».
Sur les remèdes, il priorise la relance de la croissance via des entreprises renforcées : redonner aux entreprises « les capacités de créer la croissance » pour mieux payer les salariés, investir dans les « dépenses d'avenir » et réduire la dette de l'État. Il critique également la pression fiscale sur le travail et les entreprises : « le travail ne paye plus assez parce que les entreprises n'ont pas les moyens de payer plus ».
À l'approche des négociations du budget 2027, Reza-Tofighi réclame « une stabilité totale pour les entreprises » et pose une ligne rouge : « pas d'augmentation non plus des cotisations salariales et patronales ». Le Medef et son président Patrick Martin soutiennent ce diagnostic, rappelant que le futur débat présidentiel devra répondre à la question de la création de richesse en France.


