L’avertissement public de l’Iran, rapporté par Al Jazeera et prononcé par le chef de la sécurité Mohsen Rezaei, vise directement les pays régionaux envisagés comme alliés de la campagne de sanctions que le Trésor américain doit détailler, sous la direction de Scott Bessent. Washington envisage des mesures larges : ciblage des raffineries chinoises indépendantes achetant du pétrole iranien, sanctions contre de grandes banques chinoises traitant des fonds iraniens et droits de douane secondaires frappant les pays commerçant avec Téhéran.
La Chine, qui a acheté plus de 80% du pétrole maritime iranien en 2025, est au centre de ce dispositif envisagé par les États-Unis; des sanctions financières contre des banques chinoises pourraient susciter des réactions de Pékin, selon le contexte décrit. À l’intérieur de l’Iran, le président Masoud Pezeshkian qualifie la situation de « guerre économique, militaire et sécuritaire à grande échelle » et reconnaît l’existence de graves difficultés économiques. Il a aussi déclaré que l’incertitude sur une reprise des combats freinait les investissements et que des discussions avaient lieu pour préserver les principes iraniens tout en évitant une nouvelle attaque.
Sur le plan militaire et logistique, le détroit d’Ormuz reste « largement fermé » selon l’article; Téhéran refuse de le rouvrir tant que le blocus naval américain persiste, bien qu’il autorise occasionnellement certains navires, notamment quelques pétroliers irakiens, à transiter. Les négociations avec Oman ont progressé mais n’ont pas abouti à un accord. Le secrétaire américain à l’Énergie Chris Wright a indiqué qu’en moyenne sur sept jours, 8 millions de barils par jour transitaient par Ormuz, contre plus de 20 millions avant le conflit.
La diplomatie régionale reste active : Emmanuel Macron et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane envisagent des routes commerciales alternatives (oléoducs, liaisons ferroviaires, recours accru aux ports omanais hors du Golfe), tandis que le chef de l’armée pakistanaise Asim Munir se rend à Téhéran pour poursuivre la médiation régionale. Le paysage politique iranien montre un clivage entre les appels au calme de certains dirigeants et la préparation à l’escalade des conservateurs.

