Mohsen Rezaï a lancé un avertissement solennel à la télévision d’État: « tout pays participant à la mise en place de restrictions économiques » contre l’Iran sera « considéré comme un ennemi ». Sa déclaration intervient après l’annonce par Washington d’un renforcement des sanctions, présenté par le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent comme destiné à faire « s’effondrer le régime » iranien. Rezaï a précisé qu’à ce stade l’Iran n’a « encore attaqué aucun intérêt économique américain » et que jusqu’à présent ses ripostes ont ciblé des bases militaires.
Le responsable iranien a ajouté que si des États refusaient de se « distancer » des États-Unis, l’Iran porterait « atteinte » à leurs intérêts, citant explicitement la possibilité de frapper des entreprises pétrolières et économiques américaines « autour de l’Iran et ailleurs ». Il a par ailleurs déclaré que si Donald Trump menait une action directe, la confrontation serait « comme un séisme ». Ces propos interviennent près de six mois après le déclenchement de la guerre, que le texte situe comme née d’une attaque israélo-américaine contre l’Iran.
Sur la scène internationale, Washington a appelé d’autres gouvernements, notamment Pékin, à participer à l’isolement économique de l’Iran. La Chine, partenaire stratégique de Téhéran, a critiqué cette démarche en estimant que sanctions et pressions ne résoudraient pas le conflit. Parmi les partenaires économiques régionaux, les Émirats arabes unis ont annoncé la suspension « jusqu’à nouvel ordre » de tous les échanges commerciaux et transactions financières avec l’Iran, une mesure concrète susceptible d’accentuer l’asphyxie économique visée par les nouvelles sanctions.

