L'administration américaine a annoncé une montée en pression économique contre l'Iran, décrite par le secrétaire au Trésor Scott Bessent comme un « D-Day économique ». Le président Donald Trump a publié sur Truth Social que l'Iran « s'effondre complètement », quelques heures avant le dévoilement du détail des nouvelles sanctions. Washington affirme avoir « démantelé les capacités militaires de l'Iran, détruit près de 100% de ses usines militaires et mis fin à son programme nucléaire », selon M. Bessent.
Téhéran rejette ces affirmations et qualifie les sanctions d'« aveu de défaite ». Le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a mis en doute la logique américaine: s'il s'agissait d'une victoire, pourquoi lancer « la plus grande invasion financière de l'histoire » ? L'Iran menace de représailles économiques contre tout pays rejoignant les sanctions, tandis que Washington avertit que les partenaires de Téhéran risquent de « précipiter leur propre économie ». La Chine juge en outre que la pression américaine ne résoudra pas le conflit.
Les tensions économiques sur le terrain sont palpables: l'inflation a atteint 66% sur 12 mois au 22 juillet, la monnaie nationale a plongé (un dollar à 1,88 million de rials contre 1,65 million avant le conflit), et Kpler estime que les exportations pétrolières iraniennes sont passées de 2 millions de barils par jour avant la guerre à 0,4 million mi-août, un creux depuis le début du conflit. Sur le plan logistique, le détroit d'Ormuz reste quasiment verrouillé par Téhéran depuis six mois, après avoir assuré auparavant le transit d'un cinquième des hydrocarbures mondiaux.
Parallèlement, la région subit des attaques maritimes menées par les houthis yéménites, alliés de l'Iran, qui frappent la flotte en mer Rouge et les installations saoudiennes. Un pétrolier battant pavillon saoudien a été touché au large de Yanbu et a pris feu, selon UKMTO et des sociétés de sécurité maritime. Les Émirats arabes unis ont annoncé la suspension de tous les échanges commerciaux et transactions financières avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre, accentuant l'isolement économique du pays.


