La séance de lundi à Paris se caractérise par une prudence marquée : vers 10h15 l'indice vedette CAC 40 affichait 8 478,42 points, en repli de 0,07%, après un gain de 0,37% vendredi (clôture à 8 484,43). Le marché attend en particulier la publication des comptes de Nvidia mercredi, un événement qualifié de « très attendu » par Patrick Munnelly (Tickmill Group). L'autre rendez‑vous majeur est la réunion annuelle des banquiers centraux à Jackson Hole, où Kevin Warsh doit prononcer son premier discours comme président de la Fed, une prise de parole jugée susceptible d'influer sur les anticipations de politique monétaire.
Les tensions commerciales pèsent en toile de fond : Donald Trump a de nouveau brandi la menace de droits de douane de 50% contre le Canada, après la riposte annoncée du Premier ministre Mark Carney, ce qui alimente les inquiétudes sur des effets « dévastateurs » potentiels pour l'économie canadienne. Kathleen Brooks (XTB) souligne que ce conflit commercial persistant freine le sentiment des investisseurs au début de la semaine.
Parallèlement, la baisse des prix du pétrole offre un léger répit aux places européennes sensibles aux coûts de l'énergie. Mais Patrick Munnelly met en garde : malgré ce recul temporaire des cours du brut, les risques liés aux tensions commerciales et aux prochaines publications d'inflation limitent la marge de manœuvre pour la complaisance des marchés.
Le secteur automobile a souffert dès l'ouverture après les déclarations du patron de Volkswagen, Oliver Blume, qui a qualifié la situation du groupe de « plus que critique » avant des réunions sociales. À Francfort Volkswagen cédait 2,89%, tandis qu'en Europe Stellantis perdait 2,81% à 4,52 euros et Renault 2,10% à 28,03 euros. Enfin, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent doit tenir une conférence sur les mesures visant à accroître la pression économique, notamment sur l'Iran, renforçant un calendrier déjà chargé.


