La Bourse de Paris a clôturé vendredi 18 septembre en baisse de 1,49 %, à 8 065,02 points, après une progression de 0,57 % la veille. La séance a été largement négative au sein du CAC 40 : STMicroelectronics a fait exception avec une hausse de 2,39 % à 43,46 euros.

Le principal point de tension est venu du marché obligataire. Le rendement de l’emprunt français à dix ans a terminé à 4,58 %, contre 4,44 % la veille, un niveau inédit depuis 2008. Dans le même temps, le taux allemand à dix ans s’est établi à 3,52 %. L’écart entre les deux rendements a ainsi atteint environ 1,06 point de pourcentage, son niveau le plus élevé depuis 2012. Cette évolution intervient après la présentation par le Premier ministre Sébastien Lecornu des grandes lignes du budget 2027, qui prévoit un effort budgétaire d’environ 54 milliards d’euros.

Le pétrole a ajouté une source d’incertitude. Après plusieurs séances de baisse, les cours se sont stabilisés à des niveaux élevés, tandis que de nouvelles inquiétudes ont concerné les approvisionnements au Moyen-Orient. Pour les actions européennes, la combinaison d’un pétrole cher et de taux longs élevés constitue un double frein : elle peut entretenir les pressions inflationnistes tout en augmentant le coût du financement. La prochaine direction du marché parisien dépendra donc largement de l’évolution simultanée des rendements souverains et de l’énergie.