La Bourse de Paris a clôturé en baisse jeudi 24 septembre, prolongeant le repli de la veille. Le CAC 40 a cédé 0,52 %, soit près de 42 points, pour terminer à 8 081,43 points. Les investisseurs ont surtout réagi à la combinaison d’un pétrole encore cher et de rendements obligataires en hausse, deux facteurs susceptibles de peser sur les valorisations et sur les anticipations de politique monétaire.
Vers 19 h à Paris, le Brent évoluait autour de 104,74 dollars le baril, en hausse de 1,61 %, tandis que le WTI gagnait 1,80 % à 93,82 dollars. Un peu plus tôt, les deux références avaient brièvement progressé de près de 5 %. Le marché est resté sensible aux tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz et à l’absence de percée diplomatique entre les États-Unis et l’Iran en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.
La pression a également été nette sur les emprunts d’État. Le rendement de l’OAT française à dix ans s’est rapproché de 4,69 %, contre environ 3,60 % pour le Bund allemand de même maturité. Cet écart supérieur à un point de pourcentage souligne la prime de risque désormais demandée sur la dette française. Dans ce contexte, les secteurs sensibles aux taux sont restés sous pression, tandis que l’énergie a bénéficié de la fermeté des cours du brut.
Le mouvement de la séance doit aussi être replacé dans le contexte de la veille : le CAC 40 avait déjà reculé de 0,39 %. La baisse du 24 septembre ne constitue donc pas un épisode isolé, mais prolonge une séquence où énergie chère et taux longs élevés influencent simultanément les arbitrages sectoriels.
