Le CAC 40 cédait 0,36% à 8 276,80 points vers 09h40 (heure de Paris), après une séance positive la veille (+0,33%). Les investisseurs font preuve de prudence face à la remontée des prix de l’énergie liée à la guerre au Moyen-Orient et aux tensions affectant le trafic maritime, notamment dans le détroit d’Ormuz.
Les cours de l’énergie renforcent cette nervosité : le baril de Brent de la mer du Nord a pris 1,71% à 98,66 dollars, se rapprochant de la barre symbolique des 100 dollars, tandis que le West Texas Intermediate a bondi de 2,95% à 94,18 dollars. Le contrat gaz européen TTF a progressé de 1,27% à 74,24 euros le mégawattheure, reflétant des préoccupations sur l’approvisionnement du continent, dépendant des importations.
La détérioration sécuritaire pèse aussi sur le sentiment : une série d’attaques des Houthis du Yémen a fait 73 blessés civils dans le sud-ouest de l’Arabie saoudite, selon la coalition menée par Riyad. Ces frappes ont visé des sites énergétiques saoudiens, provoquant des incendies et des arrêts temporaires d’exploitation, a indiqué le ministère saoudien de l’Énergie.
Sur le front macroéconomique, les regards se tournent vers la réunion de la Banque centrale européenne jeudi. La BCE pourrait relever son taux de référence d’un quart de point à 2,5% pour contenir une inflation au plus haut depuis trois ans en zone euro. Les taux souverains restent élevés : le taux français à échéance s’établissait à 4,25% et le taux allemand de référence à 3,39%.
Parmi les valeurs, une maison française de vins et champagne en difficulté financière a triplé sa perte nette au 1er semestre 2026, à 4 millions d’euros, mais a enregistré une nette reprise des ventes de champagne en Europe ; son titre gagnait 1% à 10,15 euros, signe d’une lecture nuancée des résultats par le marché.


