La Bourse de Paris a terminé à l'équilibre après une journée volatile, l'indice CAC 40 progressant de 5,77 points (+0,07%) pour clôturer à 8 286,40 points. Le marché européen a mieux performé, l'Euro Stoxx 50 et le Stoxx Europe 600 affichant respectivement +0,32% et +0,49%, soulignant un relatif sous‑poids de Paris dans ce mouvement.
Le mouvement a été dicté par deux forces opposées : d'un côté, une détente des taux obligations d'État après des propos jugés accommodants du gouverneur de la Fed Christopher Waller, entraînant le rendement français à 10 ans à 4,20% (contre 4,25% la veille) ; de l'autre, la remontée continue du pétrole, le Brent grimpant à 95,76 dollars le baril, qui entretient les risques d'inflation et pèse sur les segments sensibles aux coûts de l'énergie.
Sur le plan sectoriel, les services informatiques et la publicité ont brillé : Capgemini a gagné 4,66% à 110 euros et Publicis a progressé de 4,40% à 103,75 euros après l'obtention annoncée du budget mondial de PepsiCo. Les constructeurs automobiles Stellantis et Renault ont également profité de prises de bénéfices sectorielles, progressant autour de +4%.
En contrepoids, le luxe, très lourd à Paris, a pesé sur la séance avec Hermès (-3,30% à 1 481,50 euros), Kering (-2,02% à 244,60 euros) et LVMH (-1,81% à 431,05 euros). EssilorLuxottica a aussi reculé (-3,62% à 152,956 euros). Hors CAC 40, Soitec a surperformé (+10,27% à 123,50 euros) après une révision à la hausse de ses prévisions liée à la demande en semi‑conducteurs pour l'IA.
Enfin, le contexte géopolitique reste tendu : de nouvelles frappes iraniennes contre des cibles américaines dans la région (Koweït, EAU) maintiennent une prime de risque susceptible de soutenir les cours de l'énergie et de raviver l'aversion au risque des investisseurs.


