Mardi matin, la Bourse de Paris évoluait en légère baisse, le CAC 40 cédant 0,18% à 8.563,26 points, en recul de 16,43 points à 09h40 (heure de Paris). La veille, l'indice avait déjà perdu 0,66% et enregistrait sa cinquième séance de repli consécutive, signe d'une nervosité persistante sur les marchés.
Le moteur principal de ce mouvement est un regain de tensions au Moyen-Orient : l'éloignement d'une perspective de paix entre l'Iran et les États-Unis a pesé sur le sentiment. Donald Trump a annoncé qu'il ne prolongerait pas la trêve de 60 jours prévue dans le protocole d'accord de juin et a menacé de frapper Oman si ce pays faisait obstacle aux intentions de Washington, ravivant les craintes autour du détroit d'Ormuz et du trafic maritime.
Cette aggravation géopolitique fait monter les prix du pétrole, ce qui ranime les inquiétudes inflationnistes et exerce une pression à la hausse sur les taux d'intérêt souverains. Le rendement de la dette française à 10 ans atteignait 4,10% mardi matin (contre 4,07% la veille en clôture), un niveau que l'on n'avait pas vu depuis juin 2009. Les taux à 30 ans sont encore plus affectés : pour la France, ils ont atteint 4,90%, un sommet depuis 2008.
En réaction sectorielle, les grandes compagnies pétrolières ont profité de la hausse du brut : à Paris, TotalEnergies grimpait de 1,36% à 76,96 dollars, se plaçant en tête du CAC 40. Globalement, la combinaison d'une prime de risque géopolitique et d'une remontée des taux conditionne aujourd'hui la rotation sectorielle et la volatilité des marchés européens.


