La séance de lundi à Paris s'est terminée dans le rouge, l'indice CAC 40 cédant 0,79% pour clôturer à 8 334,50 points après la hausse de 0,98% enregistrée vendredi. L'élément déclencheur principal a été la reprise des frappes aériennes entre les États-Unis et l'Iran, avec des bombardements américains signalés contre « deux lanceurs iraniens » sur l'île de Larak, au large du détroit d'Ormuz.

Sur le marché des matières premières, le Brent de la mer du Nord évolue autour de 90 dollars le baril, une tension qui alourdit la facture énergétique pour les économies européennes, nettes importatrices d'hydrocarbures. Kathleen Brooks de XTB souligne que la combinaison de la remontée des prix du pétrole et du renforcement des anticipations d'une hausse des taux de la Réserve fédérale dès septembre a réduit l'appétit pour le risque à la fin du mois d'août.

Côté bancaires, on observe un léger rebond « par effet de rattrapage » après une sous-performance la semaine précédente: Société Générale gagne 0,41% à 72,65 euros, Crédit Agricole progresse de 0,41% à 18,52 euros et BNP Paribas de 0,21% à 102,78 euros. Parallèlement, le rendement du taux à 10 ans de l'emprunt français a presque atteint 4,18%, un niveau quasi inédit depuis 2008 (4,12% vendredi), alors que la dette française reste élevée à 117% du PIB.

Sur le plan souverain, Fitch a confirmé vendredi la note A+ de la France avec perspective stable, indiquant qu'une révision n'est pas envisagée à court ou moyen terme malgré des prévisions de déficit public en hausse. Le gouvernement tient un séminaire budgétaire dans ce contexte de coûts d'emprunt plus élevés et de tensions géopolitiques qui pèsent sur les marchés.