La séance parisienne a débuté dans le vert mais restait globalement proche de son point d'équilibre vers 10h30, le CAC 40 affichant une hausse limitée de 10,06 points (+0,12%) à 8 411,24 points. Le marché restait influencé par des paramètres macro et géopolitiques: la reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran a poussé les cours du pétrole à la hausse, et les commentaires de responsables de banques centrales alimentent les anticipations de relèvement des taux.
Sur le marché des matières premières, le Brent a grimpé de 3,61% à 91,28 dollars le baril, le WTI américain progressant de 3,60% à 86,40 dollars. Cette dynamique profite aux majors énergétiques: TotalEnergies gagnait 1,37% à 75,69 euros. Les taux souverains montent aussi: l'OAT française à dix ans ressortait à 4,13% vers 11h00, son plus haut depuis la crise financière de 2008-2009, reflet des pressions sur la politique monétaire après des propos de Kevin Warsh sur l'objectif d'inflation à 2% (l'inflation américaine était à 3,7% en glissement annuel en juillet).
Malgré ce contexte de taux plus élevés et de tensions géopolitiques, une bonne moitié des valeurs du CAC 40 enregistraient des achats, dont Pernod Ricard (+1,58% à 64,20 euros), Stellantis (+0,94% à 4,72 euros), Renault (+0,68% à 29,63 euros) et Michelin (+1,18% à 35,19 euros). En revanche, Legrand et Dassault Systèmes figuraient parmi les plus fortes baisses, respectivement à 138,10 euros (-1,11%) et 22,79 euros (-1,30%).
Hors indice principal, la biotechnologie Advicenne a lourdement chuté (-42,22% à 0,99 euro) après avoir annoncé le retrait volontaire d'une demande d'enregistrement aux États-Unis pour un médicament contre une maladie rénale. À court terme, la combinaison d'une géopolitique tendue, d'une trajectoire de taux incertaine et de la rentrée politique française structure l'arbitrage des investisseurs.


