La séance parisienne s'est soldée par un repli de 0,46% pour le CAC 40, à 8 674,94 points, après une séance où les places européennes avaient initialement été soutenues par un rapport sur l'inflation américaine conforme aux attentes. L'indice des prix à la consommation (CPI) américain a ralenti en juillet, à 3,4% sur un an, une lecture qualifiée de « conforme au marché » par Neil Wilson (Saxo UK) et de « remarquablement maîtrisée » par Florian Ielpo (Lombard Odier AM), malgré des prix toujours élevés.
Les investisseurs ont toutefois profité de ces chiffres pour prendre des bénéfices, selon Andreas Lipkow (CMC Markets), ce qui a inversé l'élan haussier initial. La pause relative du conflit au Moyen-Orient a temporairement allégé la pression sur les prix de l'énergie, le Brent restant néanmoins proche du seuil symbolique des 90 dollars et sensible aux nouvelles concernant la région.
La situation géopolitique demeure un facteur de risque majeur: les commentaires de Donald Trump sur le contrôle « total » du détroit d'Ormuz et la réalité d'un verrouillage par l'Iran, combinés au blocus américain des ports iraniens, maintiennent l'attention des marchés sur les approvisionnements énergétiques mondiaux. Les économies européennes, exposées aux variations des prix de l'énergie, restent donc vulnérables.
Au niveau sectoriel, le luxe a fortement pesé sur l'indice. EssilorLuxottica a reculé de 4,28% à 164,40 euros, Kering de 3,79% à 272,75 euros, LVMH de 2,89% à 464,95 euros et Hermès de 2,46% à 1 603 euros. Deutsche Bank (Do-Hyun Yoo) souligne que le deuxième trimestre n'a apporté qu'une amélioration limitée du sentiment pour le luxe européen, en particulier en l'absence d'une reprise significative en Chine. Ces éléments expliquent en grande partie le repli observé sur la séance.


