Le CAC 40 a encore progressé vendredi, signant un nouveau record de clôture à 8 714,93 points, après avoir atteint 8 755,03 points en séance. La hausse de 0,17% sur la journée prolonge la série de records du principal indice parisien, le précédent record de clôture datant de la veille (8 699,71 points).
Plusieurs facteurs conjoncturels ont soutenu les marchés : d'une part la baisse des cours du pétrole — les deux références mondiales évoluant autour des 80 dollars, bien en deçà des pics à 126 dollars enregistrés au plus fort de la crise au Moyen-Orient — et d'autre part le fort ralentissement du marché de l'emploi américain. En juillet, les États-Unis ont enregistré une perte nette de 23 000 postes, alors que les analystes anticipaient une hausse d'environ 83 000, et les créations d'emplois de mai et juin ont été fortement révisées à la baisse (-103 000).
Ce contexte macro a renforcé les anticipations d'un maintien des taux de la Réserve fédérale : les investisseurs estiment que la Fed ne devrait pas relever ses taux d'intérêt dans un avenir proche, la lecture du marché du travail indiquant que l'inflation salariale ne constitue pas un risque majeur, selon Florian Ielpo (Lombard Odier).
Sur le plan sectoriel, la tech liée à l'intelligence artificielle a montré des signes de redressement : STMicroelectronics a été la meilleure performance de la séance (+3,16% à 48,27 euros) et Soitec a gagné 1,45% à 122,50 euros. Les évolutions géopolitiques sont également suivies de près : la possible réouverture du détroit d'Ormuz et l'accord mentionnant que l'Iran percevra des droits de passage semblent avoir contribué à l'apaisement des tensions et à la stabilisation des cours du brut.
En Europe, un pétrole autour de 80 dollars allège les craintes inflationnistes et a entraîné une baisse des taux d'intérêt des dettes souveraines depuis le début de la semaine, renforçant l'appétit pour les actions.

