La Bourse de Paris a signé un nouveau double record vendredi 7 août : un sommet intrajournalier à 8 755,03 points et une clôture à 8 714,93 points, en hausse de 0,17% sur la séance (le précédent record de clôture datait de la veille à 8 699,71 points). Ce mouvement s’inscrit dans un contexte international apaisé, où le pétrole se négocie autour de 80 dollars et où les craintes inflationnistes reculent.
Le revirement des investisseurs s’appuie sur deux éléments concrets : la chute des prix du brut depuis le pic du conflit (loin des 126 dollars atteints au plus fort de la crise) et un rapport de l’emploi américain bien plus faible qu’attendu. En juillet, les États-Unis ont détruit 23 000 postes alors que le consensus tablait sur une création d’environ 83 000 emplois ; les créations de mai et juin ont par ailleurs été révisées à la baisse de 103 000. Le taux de chômage a légèrement reculé à 4,1%.
Ces chiffres renforcent l’idée que la Réserve fédérale pourrait maintenir ses taux, la dynamique du marché du travail ne provoquant pas d’accélération des salaires selon Lombard Odier. Les valeurs technologiques, perçues comme exposées à l’IA, ont profité : STMicroelectronics a marqué la plus forte progression de la séance (+3,16% à 48,27 €) et Soitec a gagné 1,45% à 122,50 €.
Les tensions géopolitiques restent toutefois scrutées : la réouverture du détroit d’Ormuz — via un accord prévoyant que l’Iran perçoive des droits de passage — et les déclarations sur ce dossier influent sur le marché pétrolier et les anticipations d’inflation. Le contexte actuel, avec un brut autour de 80 dollars, allégerait la pression sur les taux souverains européens, déjà en baisse depuis le début de la semaine.


