La Bourse de Paris a terminé la séance du 11 septembre en hausse. Le CAC 40 a progressé de 0,78 % à 8 179,77 points, après un recul de 0,49 % la veille. Le marché a profité d’une accalmie sur le pétrole, qui avait dépassé 100 dollars le baril au cours de la semaine.
L’Agence internationale de l’énergie a revu à la baisse ses prévisions de demande mondiale. Elle anticipe une diminution de 2,5 millions de barils par jour en glissement annuel en 2026, soit 940 000 barils par jour de moins que son estimation précédente. Des discussions annoncées à Oman entre l’Iran et plusieurs pays du Golfe au sujet du détroit d’Ormuz ont également contribué à la détente.
Le marché obligataire est resté nettement plus tendu. Le rendement de l’emprunt français à dix ans a terminé à 4,45 %, après un sommet à 4,47 %, son niveau le plus élevé depuis 2008. Le taux allemand de même maturité a clôturé à 3,50 %, après avoir atteint 3,53 % en séance.
L’écart de rendement entre la France et l’Allemagne s’établit ainsi autour de 0,95 point de pourcentage, un niveau inédit depuis 2012. Cette prime ne traduit pas un blocage du financement de la France, mais une exigence accrue des investisseurs face à la trajectoire budgétaire et à l’incertitude politique, à l’approche du budget 2027 et de l’élection présidentielle.
Hors CAC 40, Euronext a annoncé une modification du SBF 120. Interparfums et Verallia quitteront l’indice, tandis que les biotechnologies Genfit et Inventiva y entreront. À court terme, l’évolution du marché parisien dépendra autant des prix de l’énergie que de la confiance accordée aux finances publiques françaises.


