La séance parisienne a affiché une progression marginale : le CAC 40 a gagné 0,14% pour clôturer à 8 317,98 points, après une hausse de 0,33% la veille (8 306,15 points). Le marché reste retenu face à la forte remontée des cours de l'énergie imputée aux tensions au Moyen-Orient, qui ranime les craintes d'un choc inflationniste.

Les analystes cités par l'AFP soulignent le lien direct entre les tensions géopolitiques et le comportement des investisseurs. Andreas Lipkow (CMC Markets) note que la hausse des prix de l'énergie a « coupé presque totalement l'appétit des investisseurs pour les actifs risqués ». Patrick Munnelly (Tickmill Group) relève également une prudence persistante alors que le Brent s'approche du seuil symbolique de 100 dollars le baril.

Le gaz naturel européen évolue à son plus haut niveau depuis janvier 2023, renforçant les préoccupations sur l'inflation. À l'approche de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne jeudi, le marché anticipe un relèvement possible du taux directeur d'un quart de point, porté à 2,5%, pour tenter de freiner une inflation jugée au plus haut depuis trois ans en zone euro.

Sur le plan sectoriel, les valeurs défensives et les titres de consommation de base ont tiré leur épingle du jeu : Air Liquide a progressé de 1,41% à 173,16 euros, Carrefour de 2,37% à 16,66 euros et Danone de 2,11% à 64,92 euros. Les groupes pétroliers bénéficient de la hausse du brut — TotalEnergies a gagné 0,58% à 77,75 euros, tandis que Maurel & Prom a grimpé de 2,29% à 8,26 euros. Les commentateurs insistent sur la pression pesant sur les marges des entreprises, due à la hausse des coûts énergétiques et aux perturbations des chaînes d'approvisionnement.