La séance du 8 septembre a affiché un marché sans grand entrain: le CAC 40 a progressé de 0,14% pour clôturer à 8 317,98 points, après une hausse de 0,33% la veille (8 306,15 pts). Le mouvement est resté contenu en raison d’une forte sensibilité des investisseurs à l’évolution des prix de l’énergie, sous l’effet des tensions au Moyen-Orient.

Le Brent s’est nettement rapproché du seuil symbolique de 100 dollars le baril et le gaz naturel européen a atteint son plus haut niveau depuis janvier 2023. Ces hausses ravivent les risques d’un choc inflationniste et alimentent les anticipations d’un resserrement monétaire de la Banque centrale européenne, qui doit se réunir jeudi 10 septembre et pourrait relever son taux de référence de 25 points de base à 2,5%.

Les analystes soulignent que la montée des coûts énergétiques pèse sur le sentiment et freine l’appétit pour les actifs risqués. Les perturbations des chaînes d’approvisionnement et la dépendance aux matières premières tendent à compresser les marges des entreprises, limitant la capacité des groupes à améliorer leur rentabilité par d’autres leviers à court terme.

En termes de valeurs, les titres défensifs et de consommation de base ont tiré leur épingle du jeu: Air Liquide (+1,41% à 173,16 euros), Carrefour (+2,37% à 16,66 euros) et Danone (+2,11% à 64,92 euros). Les valorisations des groupes pétroliers ont également bénéficié de la remontée du brut, avec TotalEnergies (+0,58% à 77,75 euros) et Maurel & Prom (+2,29% à 8,26 euros) en progression.