La crise énergétique européenne a fortement amélioré l’environnement économique des producteurs et raffineurs de pétrole. Les pénuries de diesel, d’essence et de kérosène ont élargi l’écart entre le prix du brut et celui des produits raffinés, ce qui augmente les marges de certaines compagnies. Selon les données citées, le crack spread du diesel européen a presque doublé depuis novembre 2025, lorsqu’il se situait autour de 46 dollars le baril.

Cette hausse est alimentée par plusieurs contraintes d’offre. Les tensions autour de l’Iran et du détroit d’Ormuz ont réduit certains flux en provenance du Golfe, tandis que la Russie a suspendu ses exportations de diesel durant l’été. La BCE estimait que l’inflation énergétique avait atteint 14,3 % en août, contre 10,3 % en juillet, avec une contribution importante des marges de raffinage.

Les performances boursières reflètent ce contexte. TotalEnergies gagnait 40,58 % depuis le début de l’année au 23 septembre. Au deuxième trimestre, le groupe avait publié un bénéfice net ajusté de 6 milliards de dollars, contre 3,6 milliards un an plus tôt, et des flux de trésorerie opérationnels de 9,8 milliards. Sa marge de raffinage européenne était passée de 4,7 à 13,5 dollars le baril.

D’autres groupes européens affichaient également de fortes progressions, parmi lesquels Eni, OMV, Galp, Romgaz et Orlen. Ces performances ne garantissent toutefois pas leur poursuite : elles dépendent fortement du niveau du pétrole, des marges de raffinage, de la géopolitique et de la capacité de production.

Les performances citées sont arrêtées au 23 septembre et ne constituent pas des objectifs de cours. Une valeur ayant déjà fortement progressé peut devenir plus sensible à une détente du pétrole ou des marges. Le suivi des flux de trésorerie, des investissements et des distributions reste donc nécessaire pour distinguer amélioration opérationnelle et simple expansion de valorisation.