L’étude réalisée par Storyblok en partenariat avec FT Longitude estime le coût global de la « dette de contenu » à 4 630 milliards de dollars pour des organisations dont le chiffre d’affaires annuel est d’au moins 1 milliard de dollars. Cette dette englobe le contenu obsolète, mal structuré, peu optimisé pour le référencement ou pour la découverte par l’IA, et difficile à mettre à jour. Elle se traduit par des dépenses de résorption et des pertes de chiffre d’affaires.

Par entreprise participante, la dette moyenne s’élève à 663,4 millions de dollars. Les répondants indiquent que 5,9 % de leur chiffre d’affaires annuel est exposé au risque lié à la dette de contenu, et consacrent en moyenne 4,8 millions de dollars (soit 34 % du budget contenu) à tenter de la réduire. La maintenance des contenus mobilise en moyenne 105,4 heures par semaine, signe d’un coût opérationnel élevé et récurrent.

Les dirigeants prennent davantage conscience du problème : 89 % estiment que l’amélioration de la qualité, de la structure et de la gouvernance du contenu apporterait une valeur mesurable. 78 % déclarent gérer plus de contenus numériques qu’ils ne peuvent garantir en termes d’exactitude et d’actualité, tandis que 69 % voient dans les contenus obsolètes un frein à la découvrabilité, à la confiance client et à la conformité. Le même pourcentage considère l’amélioration du contenu comme un défi technique plutôt que créatif.

Dominik Angerer, cofondateur et PDG de Storyblok, compare la stratégie ancienne de publication massive à une dette de carte de crédit et souligne que l’IA révèle aujourd’hui l’ampleur du problème : « la facture est en retard de paiement ». L’étude repose sur 550 cadres supérieurs interrogés entre le 16 mai et le 8 juin 2026 aux États-Unis, Royaume‑Uni, Allemagne, Australie et Pays‑Bas, dans des entreprises d’au moins 1 000 salariés actives dans le e‑commerce, l’éducation, la finance, l’industrie manufacturière, le retail ou la tech.