Le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni a progressé de 0,4 % au deuxième trimestre 2026, conforme aux attentes des économistes et publié par l’Office for National Statistics (ONS). Ce rythme marque un ralentissement par rapport aux +0,6 % du premier trimestre, mais la ventilation mensuelle et sectorielle nuance ce tableau.

Le point fort des données est le rebond de juin, avec une hausse mensuelle de 0,3 %, nettement supérieure aux prévisions qui anticipaient un léger recul. Mai a été révisé à la baisse (stable au lieu de +0,1 %) et avril affiche une contraction de 0,1 %. Le rebond de juin a ainsi partiellement compensé un début de trimestre poussif et explique en grande partie le maintien d’une croissance trimestrielle positive.

Sur le plan sectoriel, les services — principal moteur de l’économie britannique — ont contribué pour +0,5 % au trimestre. La construction a progressé de 0,3 %, tandis que la production industrielle est restée nulle sur la période, pénalisée par des baisses dans l’électricité, le gaz et l’approvisionnement en eau qui ont annulé les gains du secteur manufacturier.

Du côté de la demande, la formation brute de capital fixe a été le principal vecteur de croissance (+1,2 %), accompagnée d’une hausse modeste de la consommation des ménages (+0,3 %). En sens inverse, la consommation publique a reculé de 0,3 %, partiellement attribuée à des baisses dans la santé et l’éducation, liées en partie aux fermetures d’écoles durant la vague de chaleur de juin.

Sur d’autres indicateurs, le PIB réel par habitant a augmenté de 0,4 % sur le trimestre et de 1 % en glissement annuel. Le PIB nominal a crû de 0,8 % au trimestre et de 4,1 % sur un an, l’ONS soulignant que l’essentiel de cette hausse provient d’un accroissement de l’excédent brut d’exploitation.