La hausse de l’or améliore fortement l’économie des grands producteurs, mais Newmont veut éviter que cette embellie ne se transforme en inflation des coûts ou en investissements peu rentables. Lors d’une conférence minière à Johannesburg, sa directrice générale Natascha Viljoen a appelé le secteur à conserver une allocation du capital rigoureuse et à investir de manière sélective.
Le métal jaune avait fortement progressé en 2025, porté par la demande de valeurs refuges, avant d’atteindre un record de 5 595 dollars l’once en janvier 2026. Il a depuis reculé de 4,7 % sur l’année, dans un environnement où les investisseurs anticipent des taux d’intérêt durablement élevés. Malgré ce repli, des professionnels du secteur cités dans la source envisagent encore un cours de 5 013 dollars l’once à douze mois.
Pour Newmont, le niveau structurellement plus élevé de l’or crée une fenêtre favorable : si les coûts restent contenus, les marges peuvent s’élargir et soutenir les retours aux actionnaires. Le principal risque serait toutefois de considérer cette rentabilité comme permanente et d’engager des projets dont la valeur disparaîtrait lors d’un retournement du cycle.
Viljoen présente également l’or comme une réserve de valeur de long terme dans un contexte géopolitique incertain. Elle observe une détention accrue de métal physique par les gouvernements, les gestionnaires d’actifs et les particuliers. Pour les investisseurs, le message central ne porte donc pas seulement sur le prix de l’or, mais sur la capacité des groupes miniers à convertir ce prix en flux de trésorerie durables, sans sacrifier leur discipline opérationnelle.


