Lufthansa a averti que sa facture supplémentaire de carburant dépasserait les 1,5 milliard d’euros prévus pour l’année. La persistance des tensions autour de l’Iran maintient le pétrole et surtout le kérosène à des niveaux élevés.

Le carburant représente généralement près d’un tiers des coûts d’exploitation d’une compagnie aérienne. Lufthansa a couvert environ 86 % de ses besoins, mais cette protection n’élimine pas le risque : selon AlphaValue, près de la moitié porte sur le Brent et ne protège donc pas entièrement contre la hausse du crack spread du kérosène.

Cet écart mesure la différence entre le prix du produit raffiné utilisé par les avions et celui du pétrole brut. Il peut continuer à augmenter même si le Brent se stabilise, ce qui réduit l’efficacité apparente des couvertures.

Les compagnies mettent en avant la montée en gamme pour améliorer leurs revenus, mais AlphaValue estime que cet argument ne compense pas la pression actuelle sur les coûts. Le courtier maintient sa recommandation vendre sur Lufthansa, malgré une progression de 0,5 % du titre en séance.