La Pennsylvanie a annoncé plus de 4 milliards de dollars d’engagements d’investissement obtenus en une semaine, selon le gouverneur Josh Shapiro. Les projets concernent surtout les sciences de la vie, la recherche pharmaceutique et les infrastructures portuaires.
Merck représente la plus grande part du total avec un programme de 2,9 milliards de dollars dans le comté de Montgomery d’ici la fin de 2030. Au sein de cette enveloppe, le laboratoire consacrera 550 millions de dollars à un centre de recherche et développement pharmaceutique utilisant la robotique et l’intelligence artificielle pour la découverte et la fabrication de médicaments.
GSK a de son côté annoncé plus de 800 millions de dollars pour transformer son site d’Upper Merion en pôle de fabrication et de recherche biopharmaceutique. Ce projet doit créer plus de 300 emplois au cours des cinq prochaines années.
L’État engage également 371,5 millions de dollars dans des infrastructures destinées à accroître les capacités de traitement des conteneurs et des véhicules dans ses installations portuaires. Cette dépense doit mobiliser 200 millions de dollars supplémentaires auprès du secteur privé et 266 millions d’aides fédérales.
Au total, les investissements annoncés devraient créer plus de 6 300 emplois en Pennsylvanie. Pour les investisseurs, ces programmes illustrent la concentration de nouveaux capitaux dans la production pharmaceutique américaine, la recherche et la modernisation logistique. Ils peuvent soutenir l’écosystème local de fournisseurs, de construction et de services spécialisés.
Les montants restent toutefois des engagements étalés sur plusieurs années. Leur effet économique dépendra du calendrier réel des dépenses, des autorisations, de la réalisation des chantiers et des recrutements. Pour Merck et GSK, il faudra aussi distinguer l’impact stratégique à long terme de l’effet à court terme sur les coûts et les flux de trésorerie.

