Tôt mardi, des journalistes de l’AFP ont entendu de fortes explosions à Kiev après l’expiration d’un moratoire de trois jours sur les frappes visant la capitale. L’administration militaire de Kiev a confirmé une attaque de missiles, invité la population à gagner les abris et indiqué que la défense aérienne était activée. Des bâtiments ont été touchés à Kiev même ainsi que dans les districts de Boryspil et Fastiv ; un journaliste a observé des panaches de fumée et des lueurs d’incendie.

Cette attaque est la première visant Kiev depuis la trêve instaurée par Moscou et Kiev à l’occasion de la visite des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, qui ont rencontré Vladimir Poutine à Moscou puis Volodymyr Zelensky à Kiev. L’agence d’État russe Tass a confirmé la fin du moratoire de trois jours, et plusieurs blogs spécialisés ukrainiens avaient anticipé une reprise des frappes, évoquant notamment le redéploiement de bombardiers par l’armée russe.

Steve Witkoff a qualifié sa tournée de source de “progrès substantiels” en vue de pourparlers tripartites destinés à mettre fin au conflit, tandis que des représentants français, britanniques et allemands ont participé aux rencontres à Kiev. Le Kremlin a dit ne pas exclure la reprise des discussions tripartites, mais Dmitri Peskov a estimé qu’il était “encore trop tôt” pour préciser lieu et dates. Du côté ukrainien, Volodymyr Zelensky a assuré préparer la suite des négociations et a dit que les propositions ukrainiennes resteraient constructives.

Un haut responsable de la présidence ukrainienne a indiqué à l’AFP que les émissaires de Donald Trump avaient présenté des propositions “plus efficaces” pour mettre fin à la guerre, sans autre précision. Les précédentes négociations avaient échoué sur la question des territoires de l’Est que la Russie revendique, point de blocage resté inchangé lors de ces derniers échanges.