Les investisseurs américains se préparent à une semaine dominée par les statistiques d’emploi et d’inflation. Le rapport mensuel sur l’emploi, attendu le 2 octobre, devrait selon un sondage Reuters faire ressortir environ 100 000 créations de postes en septembre et un taux de chômage de 4,2 %. Après un précédent rapport très solide, une nouvelle surprise positive pourrait renforcer les anticipations de hausse des taux.
La Réserve fédérale a relevé ses taux de 25 points de base le 16 septembre et a laissé entendre qu’un nouveau resserrement restait possible avant la fin de l’année. Les contrats à terme donnaient jeudi une probabilité supérieure à 60 % à une nouvelle hausse lors de la réunion d’octobre. L’indice PCE, mesure d’inflation privilégiée par la Fed, sera publié mercredi. Le PCE sous-jacent avait progressé de 3,3 % sur un an en juillet, encore nettement au-dessus de l’objectif de 2 %.
Cette perspective intervient alors que le marché obligataire est déjà sous pression. Le rendement du Treasury à dix ans a dépassé 5 % et celui à trente ans a atteint cette semaine son plus haut niveau depuis plus de vingt ans. Des taux aussi élevés augmentent le coût du financement et rendent les obligations plus compétitives face aux actions.
Sous la surface, la hausse des indices américains reste concentrée. Le S&P 500 est proche de ses records et gagne environ 13 % en 2026, mais huit de ses onze secteurs reculent en septembre et la version équipondérée de l’indice perd environ 4 % sur le mois. La technologie et les semi-conducteurs, soutenus par l’intelligence artificielle, compensent une partie de cette faiblesse. Les chiffres macroéconomiques de la semaine prochaine seront donc déterminants pour savoir si cette résilience peut se prolonger.
