La semaine qui s'ouvre place l'inflation au centre des préoccupations des marchés américains : l'indice des prix à la production (IPP) publié jeudi et surtout l'indice des prix à la consommation (IPC) attendu le 11 septembre sont perçus comme déterminants pour les attentes autour d'une éventuelle hausse des taux par la Réserve fédérale lors de sa réunion des 15 et 16 septembre.

Les marchés ont récemment basculé entre scénarios opposés. D'un côté, des propos du président de la Fed, Kevin Warsh, et un rapport d'emploi solide (+162 000 postes en août) ont renforcé les arguments en faveur d'un resserrement ; de l'autre, des déclarations du gouverneur Christopher Waller ont tempéré ces anticipations en insistant sur la nécessité d'observer un ralentissement des pressions inflationnistes avant d'agir.

L'environnement macro pèse sur l'appétit pour le risque : le S&P 500 a gagné près de 13 % depuis le début de l'année, soutenu par une forte dynamique bénéficiaire, mais les rendements obligataires remontants (le T-note 10 ans à 4,78 %) et le calendrier politique international accroissent les risques de correction, notamment en septembre, mois historiquement faible pour les actions américaines.

Parmi les autres jalons de la semaine, les résultats trimestriels d'Oracle, attendus jeudi, serviront de baromètre pour le secteur de l'intelligence artificielle et les « hyperscalers » qui investissent dans des centres de données dédiés. Enfin, le Trésor doit lancer le programme de rachat de titres de dette à long terme destiné à limiter la hausse des rendements, un élément susceptible d'influer sur la trajectoire des taux et la volatilité des marchés.