Une baisse modeste mais significative des taux souverains a offert un répit aux marchés: le rendement du bon du Trésor américain à dix ans a évolué autour de 4,77% (contre 4,78% la veille), atteignant en cours de séance 4,73% au plus bas. En zone euro, le Bund à dix ans est revenu à 3,34% (3,37% la veille) et l'OAT française promettait 4,20% (contre 4,25% mercredi), un léger allégement des coûts d'emprunt qui a encouragé des achats d'actions.

Le regain de confiance tient pour partie aux déclarations de Christopher Waller: tant qu'il y aura «des progrès continus vers» l'objectif d'inflation de 2%, il se dit prêt à soutenir le maintien du taux directeur, tout en avertissant qu'une inflation élevée justifierait une hausse. Waller, présenté comme l'un des membres les plus influents du comité monétaire de la Fed, a vu son discours tempérer l'orientation plus offensive récemment affichée par le président de la Fed, Kevin Warsh.

À la Bourse, Wall Street a profité du mouvement — Dow Jones +1,18%, Nasdaq +1,40%, S&P 500 +1,06% — tandis qu'en Europe, Milan a pris 0,88%, Londres +0,70% et Francfort +0,50%; Paris a fini presque à l'équilibre (+0,07%). Les cours du pétrole n'ont pas rebondi de façon marquée: Brent 95,52 USD (-0,12%), WTI 91,30 USD (+0,32%), contribuant à la modération des tensions.

Sur le marché des changes, le yen a bondi de 1,87% face au dollar à 155,79 yens, gagnant près de 3% en deux jours, porté par des paris sur un relèvement des taux japonais dès septembre et par des spéculations sur une possible intervention de Tokyo. L'évolution future dépendra désormais des données américaines à venir, en particulier les rapports sur l'emploi d'août et l'inflation attendue la semaine prochaine.