Le marché pétrolier s’est nettement détendu lundi 21 septembre. Peu avant 18 h 30, le Brent de mer du Nord pour livraison en novembre reculait de 4,43 % à 99,31 dollars le baril. Le WTI américain pour livraison en octobre perdait 4,52 % à 95,77 dollars.

Ce mouvement est intervenu alors que les investisseurs attendaient de nouvelles discussions sur la guerre au Moyen-Orient pendant l’Assemblée générale des Nations unies à New York. La perspective d’une amélioration diplomatique a réduit une partie de la prime de risque qui s’était accumulée sur les cours du pétrole.

Un autre élément a pesé sur les prix. Selon des experts de Muzinich & Co, l’Arabie saoudite compte rétablir environ la moitié de la capacité de son oléoduc transnational dans les prochains jours. Saudi Aramco chercherait à contourner le tronçon endommagé et viserait un retour à pleine capacité en environ six semaines. Le groupe a également intensifié ses ventes en dehors du détroit d’Ormuz afin de compenser une partie des volumes perdus.

La baisse du brut peut contribuer à détendre les anticipations d’inflation et les coûts de certaines entreprises consommatrices d’énergie. Elle doit cependant être interprétée avec prudence. Les prix restent élevés et les tensions ne se limitent pas au baril lui-même.

Le coût du diesel, des autres produits raffinés, du transport maritime et de l’assurance peut rester sous pression même si le Brent se stabilise. Pour mesurer l’effet réel sur l’économie et les marges des entreprises, il faudra donc suivre l’ensemble de cette chaîne plutôt que le seul franchissement du seuil de 100 dollars.