La séance parisienne se termine sur un repli de 0,37% à 8 453 points, dans des volumes limités (2,6 milliards d'euros échangés depuis l'ouverture). La performance européenne est contrastée : le DAX cède 0,07% à Francfort tandis que Londres gagne 0,38%. À Paris, Publicis (+1,71%) et L'Oréal (+1,53%) figurent parmi les mieux orientés, mais le secteur automobile pèse lourdement sur l'indice.
Stellantis chute de 4,71% et Renault de 1,12% après une étude d'UBS estimant que la marge EBIT de Renault passerait de 5,2% en 2026 à 4% en 2027. Les analystes invoquent notamment une moindre contribution des nouveaux modèles, des pressions sur les parts de marché en Europe et à l'international, et un environnement tarifaire plus difficile. Volkswagen recule aussi (-1,47%) ; son CEO Oliver Blume pointe la concurrence chinoise.
Le contexte politique et géopolitique alimente l'aversion au risque : l'administration américaine prépare ce que Scott Bessent qualifie de "plus grande offensive financière de l'histoire" contre l'Iran, tandis que Donald Trump annonce une hausse à 50% des droits de douane sur les voitures et le fer importés du Canada à partir du 1er janvier. Les passages dans le détroit d'Ormuz restent sporadiques (un navire signalé sur 24 heures) et le Brent s'établit à 92,6 USD le baril (WTI 86,3 USD).
Les investisseurs attendent des catalyseurs majeurs cette semaine : la publication de l'indice PCE américain mercredi, puis le symposium annuel des banquiers centraux à Jackson Hole où Kevin Warsh fera sa première apparition comme président de la Fed. BofA anticipe un discours plus explicite sur l'inflation et la possibilité d'une nouvelle hausse de taux si la désinflation stagne.
Nvidia, en recul de 1,9% avant ses résultats, focalise l'attention : les estimations de ventes situent le trimestre entre 92 et 94 Mds$ (quasi‑doublement sur un an). Le groupe a par ailleurs accepté de garantir un projet de centres de données de 100 MdsUSD (8 GW pour OpenAI dans l'Ohio), une démarche soulignée par AlphaValue. Enfin, dans l'actualité sectorielle, Equinor, Aker BP et Vår Energi annoncent un partenariat en Norvège ; Roche perd 1,38% après l'approbation FDA d'un test pTau217 ; Bayer gagne 0,92% pour l'autorisation japonaise de Hyrnuo ; SAS signe un contrat trois ans avec Equinor à partir du 1er février 2027.

